LES TENDINITES, COMMENT S'Y PRENDRE ?

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Les tendinites sont des inflammations qui touchent les tendons et sont généralement liées à l’activité, sans doute excessive, de votre cheval. Dans cet article, nous vous renseignons les différents facteurs qui favorisent leur apparition, les traitements possibles et la reprise de l’activité en fonction de l’évolution de la tendinite de votre cheval.

Tout d’abord un petit rappel, le tendon est la partie terminale, distale ou proximale d’un muscle, par laquelle il prend insertion sur un os. Le tendon transmet à l’os la force et le mouvement engendrés par les muscles.

 

La tendinite est l’inflammation propre du tendon dans une région où il n’est pas tapissé de synoviale. L’inflammation du tendon et de sa synoviale est appelée ténosynovite.

 

Les facteurs prédisposants sont en relation avec l’activité, course de trot, de galop, saut d’obstacle, polo, dressage,… Les sites préférentiels sont le fléchisseur superficiel du doigt (perforé), le fléchisseur profond du doigt (perforant) dans leur région métacarpienne moyenne (mi-saison). Cela arrive sur les antérieurs plus souvent que sur les postérieurs.

 

Les facteurs favorisants sont l’entraînement excessif : fatigue, défaut de conformation, ferrure mal ajustée, terrains profonds, guêtres et bandes trop serrées.

 

L’étiologie  Deux hypothèses sont émises :

 

-      Le traumatisme pur

-      L’association d’un traumatisme et d’un processus dégénératif qui affaibli certaines zones du tendon

 

Le Diagnostique clinique :

 

1 – Les signes locaux sont l’engorgement, la chaleur, la douleur à la palpation, les distensions de la gaine tendineuse lors ténosynovite

 

2- La boiterie qui peut-être absente, peut-être très importante en phase aigue puis discrète ou absente en phase chronique. La boiterie à chaud qui diminue avec le repos, l’augmentation sur terrain souple.

 

Des tests de mobilisation dynamique peuvent-être réalisés par votre vétérinaire.

Le diagnostique paraclinique réalisé par votre vétérinaire peut être les anesthésies loco-régionales en première approche de localisation de la lésion.

 

L’échographie a pour but de localiser l’affection, évaluer son étendue et sa sévérité pour quantifier l’évolution et les résultats thérapeutiques. C’est l’examen de choix !

Une radiographie peut être nécessaire selon le cas (facture d’avulsion, au site d’insertion, sclérose, entésophytes).

 

TRAITEMENTS :

 

De nombreux traitements sont proposés, probablement parce qu’aucun n’est réellement efficace :

 

-        Traitement anti-inflammatoire. Diminuer l’inflammation est primordiale dans les 48 heures pour limiter les risques d’adhérences

-        Application de froid  (hydrothérapie…) de 20 à 30 minutes plusieurs fois par jours

-        Bandages compressifs appliqués entre ces périodes

-        Anti-inflammatoire locaux

-        Anti-inflammatoire non stéroïdiens.

-        Traitement locaux, une multitude existent, PRP, cellules souches, RGTA,….

 

La gestion de l’activité est très importante.

 

Tout d’abord, repos puis reprise progressive de l’exercice qui doit être adaptée aux lésions observées et à leur évolution échographique. Les examens seront répétés tous les deux mois. La période d’après de l’activité initiale est longue (varie de 2 à 12 mois en moyenne).

 

Le repos strict doit durer tant que les signes aigus d’inflammation n’ont pas disparu. Si l’étendue des signes échographiques n’est pas trop importante, la rééducation en piscine et un travail léger précoce sont conseillés pour limiter les adhérences et renforcer les tendons.

 

La période de marche (d’abord en main, puis monté) devra être longue et augmenter très progressivement, puis de courtes périodes de trot seront rajoutées et ensuite augmentées pour aboutir à de plus longues périodes de trot, comprenant des phases de trot soutenu avant l’insert des périodes de galop et le retour ensuite à l’activité initiale.

 

Attention, le retour trop précoce a un travail intensif est une raison majeure d’échec du traitement.

 

La ferrure orthopédique :

 

Une ferrure correctrice peut être préconisée en phase inflammatoire pour limiter la tension sur les structures atteintes.

En phase de réparation :

 

Pour remettre en tension, pour éviter les rétractions tendineuses, en évitant naturellement les contraintes excessives. A la reprise du travail, pour éviter les rechutes en limitant les contraintes excessives.

 

Traitement chirurgical :

 

-        Différents traitements existent comme les desmotimie, splilty.

 

Pronostic :

 

-        Il est toujours réservé car le tissu cicatriciel demeure de qualité médiocre par rapport au tissu primitif et des récidives sont fréquentes

-        Le pronostic dépend de l’activité du cheval

-        Les tendinites sont souvent la conséquence de modifications

-        Les mécaniques liées à des tiers sur le membre « ? »

 

L’adaptation du traitement sous une surveillance attentive des tendons et une attention particulière aussi bien aux aplombs qu’à la mécanique des membres est primordiale.

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